Le patrimoine bâti
Niché au bord de la Laïta, à quelques kilomètres des plages, le site abbatial de Saint-Maurice est un lieu de découverte historique autant qu’une parenthèse appréciée pour le calme qui y règne.
Derrière les arbres centenaires surplombant la rivière, se dessinent des vestiges rappelant la vie de ceux qui s’y sont établis il y a 850 ans : les moines cisterciens.
Venez admirer la salle capitulaire du XIIIe siècle, la façade de l’église XVIIe et l’orangerie du XVIIIe siècle. Dans les salles du logis de l’abbé et de l’ancienne ferme abbatiale, découvrez le parcours permanent : la conquête des moines, le contexte breton au Moyen Âge, la fondation et l’histoire d’un lieu fascinant.

La salle du Chapitre
Elle permettait aux moines de se réunir sous la conduite du père abbé qui lisait et interprétait l’un des 73 chapitres de la règle de Saint Benoît dont les termes clés sont : abstinence, sacrifice, méditation, humilité et simplicité. La discipline était entretenue et la justice rendue dans cette pièce.
L’orangerie
L’orangerie dans laquelle est placé l’accueil est un bâtiment architectural destiné à conserver temporairement les végétaux exotiques durant l’hiver. Les orangers, natifs de chine, très convoités depuis le XVIè siècle, ont inspiré cette longue tradition de faire pousser les plantes exotique mais sous nos climats de les abriter l’hiver.
Son édification a eu lieu entre 1737 et 1790. Toit est à croupes et le versant de toiture adouci par des coyaux, la charpente est agrémentée de lucarnes à frontons très simples, la porte centrale au linteau protégé par un arc de décharge rappelle la vocation du lieu.


Le logis de l’Abbé du XVII° siècle
Cette maison est la copie parfaite du manoir breton avec sa porte centrale et un escalier en pierre, aménagé à l’arrière de la bâtisse dans une tourelle ronde.
La troisième porte de ce bâtiment aujourd’hui entrée des expositions, était la buanderie du monastère, dans laquelle les femmes des métayer venaient faire la lessive des moines. Le pignon Est laisse apparaître un four.
Le fronton de l’abbatiale
Cet édifice mesurait initialement 42 m de long, la nef faisait large de 7 m.
Elle est orientée, afin être inondée de la lumière du soleil levant : tradition depuis la Constitutions apostoliques (IV –V siècles).
Les moines s’y retrouvent 8 fois par jour. Matines, laudes, primes, tierces, sexte, nones, vêpres, complies.


La grange aux dîmes et la porte principale
La grange que nous appelons grange aux dîmes est couverte de chaume, si celui ci viens de Camargue désormais il y a d’importantes roselières en amont de la Laïta pour, à l’époque, protéger les toitures des granges. Concernant l’impot nommé dîme, nous savons juste que le monastère demandait en impôt la 33ème gerbe de blé à ses métayers.
L‘accès principal à l‘Abbaye se faisait par cette entrée ouest, qui ouvre sur une longue route, la Rabine, et traverse la forêt de Carnoët.
Le portail
Ce portail monumental en fer forgé est installé entre 1882 et 1885 par Léon Lorois alors propriétaire du domaine, il fait marquer ses initiales, les deux L entrecroisés au sommet du portail. C’est à Léon Lorois que l’on doit la transformation de l’abbaye en château aujourd’hui disparu et le rétablissement du pardon de Saint-Maurice en 1884.





